19 Fév Portrait de Leila Messouak, conseillère en stratégie de marque et membre de notre collectif
1. Ce que j’essaie toujours de “révéler” dans mon travail… Dans mon travail, j’ai à cœur de révéler le beau. Or le beau, c’est aussi le bien. Je cherche à mettre en lumière la singularité des individus et des projets, de montrer ce qui a de plus lumineux chez les personnes et de plus transformateur et bénéfique dans les produits, les services ou les organisations.
2. Une qualité que j’admire chez ceux qui savent communiquer… Ça va paraître assez contre-intuitif pour une communicante, mais j’admire celles et ceux qui savent être (vraiment) vulnérables. Je suis convaincue que c’est la posture qui est moralement souhaitable d’une part, mais aussi d’autre part, l’approche qui est la plus intéressante pour créer des relations de confiance, donc de long terme, avec les clients, les partenaires, les investisseurs et avec l’opinion. À l’ère de la défiance permanente et de la sur-performativité, il y a quelque chose de très fort dans une posture humble et donc faillible.
3. Une expression, un mot ou un son qui me donne de la joie… Scaramouche.
4. La précision, je la trouve surtout dans… Le ping-pong intellectuel. C’est à mon sens la force du collectif. De penser ensemble, de penser contre, de se contredire, de jauger les pensées qui ne sont pas les siennes. C’est seulement après ce travail qu’on peut saisir la nuance et la révéler pour atteindre une forme de précision.
5. Si Maïa symbolise la révélation et Mercure la transmission, où me situerais-je entre les deux ? Maïa dans mon travail, Mercure … quand j’enseigne.
6. Un livre, un film ou une œuvre qui a changé ma manière de voir le monde ? La Grande Bellezza.
7. Le talent ou la pratique “hors travail” qui nourrit ma vision de la communication. Le yoga d’abord, parce que le yoga, c’est respirer et contempler. Il y a dans la pratique du yoga l’idée de laisser les choses et les idées se déposer, ce qui est à mon sens essentiel dans une société qui repose sur l’urgence permanente. Je cultive l’idée selon laquelle la communication n’a pas forcément à répondre à l’hyperconnectivité ni à l’hyperactvité ambiantes mais doit plutôt intervenir comme un levier stratégique de long terme. Ensuite, le théâtre d’impro nourrit beaucoup ma vision de la communication. Dans l’impro, on apprend quelque chose de fondamental : toujours soutenir l’autre dans ce qu’il propose. Au fond, cela veut dire : développer une vraie qualité d’écoute. Or, la qualité d’écoute, c’est l’alpha et l’omega de la com.